• Istanbul

    Un passage à Istanbul pour trois jours avant de commencer le Constellations Summer Camp à Sirince près d’Izmir, à près de 400km plus au sud. À Istanbul, séjour et visite du quartier de Fatih et la Mosquée de Solimane le Magnifique, un arrêt par le tea garden du Sultan II Mahmud, puis plus loin à Sultan Ahmet, la Mosquée Bleue, Sainte-Sophie et Sainte Irène, sans oublier le Palais de Topkapi. Retour par Eminönü (la prononciation nasillarde de ce mot en Turque est fantastique) en passant par Hafiz Mustafa 1864 et le Marché aux Épices. Un autre périple, du côté asiatique cette fois, dans le quartier de Moda en prenant le ferry Eminönü - Kadiköy puis en marchant au fil des rues jusqu’au parc de Moda Sahil ; retour par le même quartier, mais pris dans le fil d’une petite manifestation avec les restes de gaz lacrymogène qui piquent la gorge, changement d’itinéraire pour aller dîner à Moda Caddesi avant le retour au ferry qui offre sur le trajet une vue superbe d’Istanbul de nuit. Enfin une autre excursion du côté de Kuloglu Mahallesi et de ses belles ruelles escarpées, en passant par le café Zanaat et en arrivant trop tard au Musée de l’Innocence pour le visiter. Terminer par la terrasse de l’excellent Sur Restaurant (Hotel Villa Zurich) avec une vue imprenable sur Istanbul. Tout cela n’est pas indiqué dans l’ordre de mes visites mais plutôt regroupé par quartier. Peu importe. Ce fut un beau début dans cette ville étonnante.
    Eminönü, IstanbulMosquée de Soliman le Magnifique, IstanbulMarché aux Épices, IstanbulModa Sahil Park, IstanbulIstanbul Fatih de nuitNavette bateau Kadikoy - Eminönü

  • Festen au Sziget Festival

    De retour d’un concert avec Festen au Sziget Festival à Budapest où nous étions programmés à la House of Hungarian Music - Jazz Stage, l'une des dizaines de scènes musicales présentes sur l’Ile du Sziget plantée au milieu du Danube et séparant Buda et Pest. Nous arrivons la veille et en profitons pour marcher le soir depuis Király jusqu'aux bains de Lukács, en passant par le Pont Marguerite, puis le lendemain du marché couvert de Fóvám à Deák Ferenc tér en se perdant dans les rues du centre et avec une vue lointaine sur le Pont des Chaines. Un chauffeur passe nous prendre dans l’après-midi pour nous emmener sur l’île. Les contrôles de sécurité sont multiples et soignés. Le van nous transportant est fouillé et lorsqu’on scanne notre bracelet de festival au dernier point de contrôle après l’entrée, notre photo s’affiche instantanément sur le téléphone du gardien. Nous continuons le chemin de terre en longeant des centaines de tentes éparpillées de manière très dense et non ordonnée au milieu de détritus. On peut en déduire que c’est la fin du festival. Peu après, le van est bloqué, nous terminons le chemin à pieds jusqu’à la scène au milieu d’une foule délurée. Certaines personnes portent un masque sur le visage et je comprendrai tardivement que c’est pour se protéger de la poussière sans cesse remuée. Nous profitons d’un temps libre entre la balance et le concert pour faire un tour dans cet immense fête qui regroupe concerts et attractions en tout genre. Il faut parcourir des kilomètres pour en faire le tour. Le concert passé, nous repartons sur les chemins de traverse qui nous perdent parfois, pour arriver à nouveau devant la scène principale, bondée cette fois-ci, qui accueille le groupe Foo Fighters avec Dave Grohl à la guitare et à la voix. Nous passons un bon moment mais c’est plutôt lorsque ce dernier prend la batterie le temps d'un morceau que nous nous réjouissons à l’écoute de son jeu lourd et précis, nous rappelant son rôle dans Nirvana, d’autant plus que le guitariste Pat Smear est aussi sur scène. Nous parcourons ensuite encore quelques kilomètres ce soir-là pour trouver notre lieu de ravitaillement prévu par l'organisation, jusqu’à ce que l’orage arrive et nous pousse à quitter cette île mystérieuse et à rentrer à l’hôtel. Quelques heures plus tard nous sommes déjà dans l’avion de retour pour Paris. Plusieurs passagers sont remplis de boue jusqu’au genou, je pense alors aux campeurs surpris par la pluie. Un autre a sa barbe teinte en vert et rose à paillettes. Beaucoup s’endorment rapidement. Il se trouve que le saxophoniste Chris Potter est aussi dans cet avion avec son trio. Je me repasse en tête son morceau Rumples avant le décollage.

    île Marguerite à BudapestLe Danube à BudapestPont MargueriteFesten au Sziget Festival, House of Hungarian Music Jazz StageLe Parlement de Budapest

  • Festen en Drôme et Ardèche

    Retour des trois concerts avec Festen dans la Drôme et en Ardèche les 31 juillet, 1er et 2 août. Le premier soir en plein air au festival Crest Jazz Vocal, un concert particulièrement émouvant pour moi puisque ce fut un retour aux sources. Une région que je connais bien pour y avoir grandi, une ville dans laquelle j’ai pris des cours de piano jazz étant adolescent, un festival dans lequel j’ai passé du temps dans mon enfance et où j’ai pu assister à de nombreux concerts et rencontres (lire l’article). La balance ne fut pas facile entre le soleil brûlant et les bourrasques violentes qui transportaient la poussière, cela me rappela le moment où Diana Krall pesta contre le vent lors de son concert sur cette même scène en 1998. Heureusement des conditions fantastiques furent réunies à l’heure de notre concert : le soleil se coucha, le vent faiblit progressivement, l’air tiédit agréablement, la tour de Crest s’illumina, les Trois Becs et Roche Colombe devinrent des silhouettes sombres et bienveillantes. L’acoustique sur scène était excellente, ce qui n’est pas toujours évident pour les concerts amplifiés en extérieur où le son part dans tous les sens sans rebondir. Nous étions prêts et ce fut une magnifique soirée. Photos © Philippe Périé.

    Festen en concert au festival Crest Jazz VocalFesten en concert au festival Crest Jazz Vocal

    Le deuxième soir se passa dans un contexte complètement différent. Nous avons pris la route et emprunté la sinueuse Côte du Pin entre Saint-Peray et Lamastre pour arriver dans le hameau perché de Coudiol. J’ai été accueilli plusieurs fois dans cet endroit inspirant pour faire des concerts privés avec différentes formations, mais jamais avec Festen. C’est toujours un grand plaisir de jouer dans des cadres intimistes et en acoustique, ici dans un salon ouvert en L vers la terrasse plongeant sur l'Ardèche, avec le piano quart-de-queue faisant l’angle de cette ouverture. Nous jouons un set aménagé qui mélange le répertoire du dernier album Inside Stanley Kubrick avec d’anciens morceaux. 

    Coudiol, Ardèche

    Le troisième et dernier concert se déroula au théâtre du Bisse à Mirmande, un lieu habituel pour moi, mais qui là encore n’avait jamais vu passer le quartet Festen. Tous les ans depuis 2005, le théâtre du Bisse - ainsi que la Grande Maison située juste à côté - me permet d’expérimenter différentes formations et différents répertoires. Solo, duo, trio, quartet ou création avec le Quatuor à Cordes de Mirmande. Comme à Coudiol nous jouons en acoustique et nous adaptons le répertoire à la pièce. Pendant notre installation, nous avons l'idée de tenter une nouvelle disposition en nous plaçant en cercle au milieu de la pièce, l’un en face de l’autre, avec le public tout autour. Nous avions déjà voulu tester ce placement au Studio de l’Ermitage à Paris, une salle qui pourrait bien s’y prêter, sans pouvoir le mettre en pratique. L’expérience ici fut convaincante et nous espérons la renouveler bientôt.

    Festen en concert au théâtre du Bisse à Mirmande

    Souvenir de 2008 lors de notre passage en trio dans ce même théâtre. Dessin de Solène.

    Dessin de Solène au théâtre du Bisse

  • Jazz in Marciac

    De retour du festival Jazz in Marciac où nous jouions les 27 et 28 juillet avec le ReBop, groupe mené par le batteur Raphaël Chevalier Duflot. D’habitude en sextet, nous sommes là programmés exceptionnellement en quartet et nous devons donc adapter le répertoire récemment enregistré et publié sur l’album The Leap. Raphaël Chevalier Duflot à la batterie, Manu Forster à la contrebasse, Pablo Arias au saxophone alto, et moi-même au piano. Nous sommes prévus sur le festival bis, les concerts ont donc lieu deux fois par jour, sur deux jours et sur deux scènes différentes, sur la place du village et au bord du lac. Cette formule n’a pas changé depuis 2008, première fois où je jouais dans ce festival avec le quartet Back mené par Benoit Berthe, si l’on ne compte pas les deux concerts dans la salle de l’Astrada avec ce même groupe. Le 27 juillet nous commençons donc le 1er set sur la place de Marciac, la canicule est passée et pour une fois il fait relativement frais sous l’immense tonnelle qui protège la scène et les spectateurs. De bonnes conditions pour jouer. Après 30min de jeu, le groupe a bien pris ses marques et il y a une bonne communion sur scène. En même temps, le ciel s’assombrit et ne présage rien de bon. Une bruine fine se met à tomber et le vent se lève. L’abri de la tonnelle ne suffit pas et les spectateurs sortent les parapluies tandis que le concert continue. Je tourne la tête de part et d’autre pour faire un rapide état des lieux qui s’avère plutôt rassurant. Pourtant, en moins d’une minute la bruine devient pluie diluvienne, le vent forcit et l’eau commence à atteindre la scène et les instruments. Pris dans le déluge, quelques spectateurs courageux gardent leur place en enfilant leurs meilleurs habits de pluie, mais nous devons interrompre le concert et annuler le suivant prévu au lac. La deuxième journée n’est heureusement pas écourtée et nous jouons les deux sets sur la place et au lac.

    Photos © Laurent Sabathé.

    Le ReBop au festival Jazz in Marciac sur la place du village.Le ReBop au festival Jazz in Marciac sur la place du village.

  • Millau Jazz Festival

    De retour du Millau Jazz Festival où nous jouions avec Festen le 18 juillet dans les Jardins du Château de Sambucy, un lieu verdoyant et inspirant. Quelques minutes avant de monter sur scène, sur le chemin depuis la loge, les discussions du groupe ont porté sur l’astronomie. Jupiter et Saturne étaient clairement visibles au dessus de l’horizon et du public. Je rappelai alors à mes camarades que la lumière que nous percevions était en fait âgé de plusieurs minutes (43 pour Jupiter). Maxime me demanda si le point brillant rouge à droite de Jupiter pouvait être Mars, mais il s’agissait en fait de l’étoile Antarès, distante de 550 années-lumières, donc la lumière datait de 1469. Cette année-là, Léonard de Vinci devenait élève apprenti dans un grand atelier d’art de la Renaissance à Florence. Le concert commença, et nous n’étions pas au bout de nos réjouissances stellaires. Pendant la courte pause avant le dernier morceau, nous levâmes les yeux vers le public, puis vers le ciel où une lueur vive attira notre attention. La lune se levait juste au dessus de la colline, d’abord un fragment, puis tout au long du morceau Overlook Hotel elle se dévoila pour finalement apparaitre pleine et entière en fin de concert. Ce fut l’expérience de notre première conjonction musicalo-astronomique : Jupiter-Saturne-Lune-Festen.

    Château de Sambucy

    Photos © Aurélien Trombeau.

    Festen au Millau Jazz FestivalMaxime Fleau au Millau Jazz FestivalFesten au Millau Jazz FestivalJean Kapsa au Millau Jazz FestivalFesten au Millau Jazz FestivalDamien Fleau au Millau Jazz FestivalFesten au Millau Jazz Festival

  • Le ReBop à Saint-Raphaël

    La journée du 8 juillet a mal commencé : épuisé par le voyage express en Roumanie la veille, je loupe le TGV de 7h pour Saint-Raphaël, et retrouve finalement un billet quelques heures plus tard. Après 5h de train, j’arrive au festival de jazz de Saint-Raphaël et c’est une joie de retrouver mes camarades du ReBop, sextet formé et mené par Raphaël Chevalier Duflot. D’abord parce que nous aimons jouer ensemble, mais aussi parce que c’est notre premier concert depuis l’enregistrement du nouvel album The Leap. Nous prévoyons donc de jouer l’intégralité du répertoire de l’album, sur un set d’une durée de 1h30. La chaleur et l’humidité sont écrasantes, et faire la balance en plein soleil s’apparente à une séance de sport (même assis sur une banquette). Le piano à queue loué par le festival est brulant, j’ai peur pour la table d’harmonie mais elle tient le coup. Peu avant le concert nous rencontrons quelques amis et apprenons qu’ils jouent en quintet le même soir, à la même heure… au même endroit. Enfin presque. Leur scène est située à 50m de la nôtre : c’est la cacophonie. Les deux concerts étant amplifiés, il faut jouer assez fort pour ne pas entendre ce que font nos voisins. Au moment d’entamer la seule ballade du répertoire, le volume est trop bas pour couvrir l’autre concert. Nous commençons en do mineur et nous entendons au loin un autre morceau en mi mineur ! Nous comprenons alors que nous ne pourrons pas terminer, et décidons de nous faire signe pour improviser une coda anticipée juste après le premier thème. Le reste se déroule sans trop d’encombres. Rendez-vous au festival de Marciac fin juillet.

    Grand roue à Saint-RaphaëlEmmanuel Forster à Saint-RaphaëlHôtel Beau-Séjour à Saint-RaphaëlRaphaël Chevalier Duflot à Saint-RaphaëlLe ReBop à Saint-RaphaëlLe ReBop à Saint-Raphaël

  • Jazz in the Park

    De retour de Cluj en Roumanie, où nous jouions avec Festen au festival Jazz in the Park. Un concert avec deux remplaçants sur les quatre musiciens, Mathieu Gramoli à la batterie et Jean Stengel à la basse, ce qui est assez rare mais qu’il faut prévoir. Ce qu’il faut aussi prévoir lors de ce genre de voyage (un total de 4000 km en 24h, pour une heure de concert), c’est une bonne conscience de son empreinte écologique, et des réserves d’énergie. Or je me suis rendu compte que lorsque je puise dans ces réserves, je le paye forcément d’une manière ou d’une autre, de manière insidieuse mais très claire. Le cerveau commençant à provoquer des défauts d’attention, les petits pépins et les dérèglements arrivent (coupure, brûlure, blessure, oublis…) ou bien la fatigue physique favorise un début de tendinite. Cette fois-ci, avec 4h de sommeil en 2 jours, ce fut une douleur inexpliquée à l’épaule et un train loupé pour aller jouer à Saint Raphaël le lendemain du retour de Roumanie. Je pense aussi au chauffeur qui nous a emmené de Paris à l’aéroport de Beauvais le samedi matin, il m’expliquait avoir été sur la route sans relâche pendant 3 jours et n’avoir dormi que quelques heures, or sa conduite était particulièrement mauvaise. Son collègue, qui devait venir nous chercher le lendemain à Beauvais, ne s’est lui même pas réveillé, sans doute abattu par les heures au volant. En cette période post-caniculaire, j’eu l’impression que la tendance était à l’exploitation des dernières ressources.

    Un séjour express à Cluj-Napoca donc, avec quand même un aperçu de la richesse et de la dynamique de cette ville. Dans l’après-midi nous avons fait une interview sur Radio Guerrilla, une radio nationale roumaine qui nous fit passer un bon moment. Notre ami bassiste Jean Stengel, qui arrivait lui de Bordeaux, passa la journée dans un double vol Bordeaux-Bâle-Cluj, et arriva juste à temps pour la balance. Son expérience de Cluj fut encore plus limitée que la nôtre, mais sa capacité phénoménale à s'endormir n’importe où et n’importe quand (je l’avais déjà vu à l’œuvre en Colombie en 2016) lui permit de garder une certaine fraîcheur. Ce fut l’occasion de revoir le musicien Christophe Chassol qui jouait après nous. Je l'avais rencontré en 2014 à la Cité de la Musique, ce soir-là je faisais un quatre mains improvisé avec Nils Frahm et lui jouait en deuxième partie. Après le concert on nous emmena dîner au Samsara Foodhouse, restaurant végétarien plutôt original de Cluj, où je pus par exemple tester le shot de spiruline, qui ne me fit pas vraiment rattraper mon manque de sommeil. Nous finîmes la soirée invités à rejoindre la jam session quotidienne qui rythmait le festival, mais nous ne fûmes que spectateurs dans ce bar très animé et bondé qui nous fit nous rapprocher trop rapidement de l’heure du retour pour Paris. Rentrés à l’hôtel, une nuit de 2h nous attendait avant de repartir pour l’aéroport. Au lever, je profitais d’une porte ouverte dans le couloir pour faire un détour sur le toit-terrasse de cet hôtel appelé Belvedere qui était le point culminant de la ville de 400 000 habitants. Ce crépuscule sur Cluj ne fit que confirmer l'impression énigmatique et partielle qui me restera de ce pays.

    Festen en concert au festival Jazz in the Park à Cluj-Napoca en Roumanie.Festen en concert au festival Jazz in the Park à Cluj-Napoca en RoumanieFesten en interview sur Radio Guerrilla en RoumanieLever de soleil sur Cluj-Napoca depuis l'hôtel Belvedere.

  • Oloron et Montreux

    De retour de deux concerts avec Festen aux festivals Jazz à Oloron et Montreux Jazz Festival en Suisse, les 29 juin et 1er juillet.

    Vol Paris-PauBalance à la salle Jéliote à Oloron

    Quelques photos du concert par Pierre-Emmanuel Michel, (pour consulter le reste des photos, cliquez ici) :

    Festen au festival Jazz à OloronDamien Fleau et Oliver Degabriele au festival Jazz à OloronMaxime Fleau au festival Jazz à OloronJean Kapsa au festival Jazz à OloronFesten, après le concert à OloronDédicaces de Festen à Oloron

    Une surprise après le concert, la mini rhumerie cachée dans l’arrière-scène de la salle Jéliote où nous jouions.

    Rhumerie Oloron

    Le lendemain matin, après quelques péripéties et un changement d’itinéraire dus à une annulation de vol, nous avons repris la route pour rejoindre Montreux. 

    Vol Pau-LyonMaxime Fleau, Oliver Degabriele et Damien Fleau à la gare de Bellegarde

    Partis à 10h, après un avion, trois trains, une voiture et une journée caniculaire, nous sommes arrivés vers 22h au bord d’un Lac Léman sublimé par un coucher de soleil voilé.

    Lac Léman

    Tout comme à Oloron, l’accueil fut chaleureux à Montreux. Un concert en deux sets, ou plutôt devrais-je dire deux concerts en un soir, étant donnée l’énergie dépensée dans les deux parties, sur la Scène de la Coupole du Fairmont Montreux Palace, sous une chaleur lourde et humide qui laissait déjà entrevoir la possibilité d’une tempête. 

    Festen sur la scène de la Coupole à Montreux

    Une première tempête musicale sur scène donc, dont nous sortîmes trempés de sueur, puis une deuxième tempête, climatique celle-ci, qui se déclencha peu après le concert. Autour de 23h nous dînâmes tous les quatre au milieu de la foule, assis sur les quais, les pieds presque dans l’eau du lac, et les regards tournés vers ces flashs d’éclairs qui illuminaient magnifiquement à 360 degrés le paysage sombre qui se présentait. Je plaisantai avec Maxime en essayant de prédire le temps qu’il faudrait à l’orage pour arriver sur Montreux. Notre estimation tournait autour de trois quart d’heure, ce qui en outre nous laissait le temps de réfléchir à un dessert. Mais les faits allaient nous montrer tout autre chose. Cinq minutes plus tard, sorti de nulle part, un vent terrible souffla un mélange de poussière, d’épines de pin et de pluie. Les nuages, que nous pensions accrochés aux montagnes plongeant dans le lac, se retrouvèrent au dessus de nos têtes. Nous nous réfugiâmes promptement au Belvédère, un bar privé sous une grande tente accolée à la scène où nous avions joué et où l’organisation du festival nous avait convié après le concert. Ici, Ariel Wizman était aux platines alors que la tempête battait son plein, les fuites d’eau au milieu des tables se transformèrent en cascades, des dizaines de seaux éparpillés partout, la tonnelle tremblait. Un membre de l’organisation nous raconta que beaucoup de marins étaient surpris par ces accès de tempête sur un Lac Léman pourtant bien calme à l’habitude. Les vents engendrés par ce relief particulier de ce coin de la Suisse sont souvent incompréhensibles, et les règles de navigation en mer ne sont pas applicables. Les bateaux chavirent.

  • Once Upon a Time in America

    Lors de notre session d’enregistrement de l’album Inside Stanley Kubrick avec Festen au Studio Blackbox près d’Angers en juillet 2017, nous avons enregistré un morceau supplémentaire qui n’était pas destiné à sortir en même temps que l’album. Il s’agit de Once Upon a Time in America, composé par Ennio Morricone, que nous avons régulièrement joué en concert ces trois dernières années, parfois au milieu du set consacré au dernier album, parfois pour un rappel. Notre version de ce morceau sera disponible sur les plateformes numériques habituelles à partir du 12 juillet, et sera diffusée sur la webradio Le Grigri durant toute la semaine précédant la sortie du titre.

    Bandcamp | iTunes | Spotify | DeezerApple Music | Tidal | Amazon

    Festen, Once Upon a Time in America

  • Session hip-hop à Paris avec Anne Pacéo, Raashan Ahmad, Benoit Lugué et Arnaud Desprez.

    Session hip-hop avec Anne Pacéo, Raashan Ahmad, Benoit Lugué et Arnaud Desprez.

  • Ferme de Villefavard

    De retour du concert de Festen à la Ferme de Villefavard, dans le cadre de la première édition du festival Villefavard en Jazz, organisé par le label Laborie. Un lieu magnifique à l’histoire unique, plutôt habitué à accueillir de la musique classique, et une première pour Festen puisque nous n’avions jamais joué en acoustique (si on oublie l’ampli basse, branché ce soir là). Un défi pour ce répertoire particulièrement, qui est celui du dernier album Inside Stanley Kubrick, mais aussi pour le groupe qui est habitué aux salles et festivals amplifiés depuis le début de notre formation en 2007. Poussés dans nos retranchements à la recherche de l’unité que nous avons pour habitude de trouver rapidement, l’expérience dans ces conditions fut réjouissante, inspirante et créatrice. Photos © Didier Radiguet.

    Festen à Villefavard Jean Kapsa et Damien Fleau Oliver Degabriele Mathieu Gramoli Jean Kapsa Festen à Villefavard

  • Samedi dernier pendant la balance à la Ferme de Villefavard avec Festen.

    Concert à la Ferme de Villefavard

  • De retour du festival Jazz sous les Pommiers à Coutances. Beau concert avec Festen sous le chapiteau du Magic Mirrors qui s’est transformé en sauna en cette chaude journée du 1er juin. Photos © Jean-Pierre Fleau.

    Jean Kapsa Damien Fleau Maxime Fleau Jean Stengel Festen au Magic Mirrors du festival Jazz sous les Pommiers

  • La belle fanfare Akpe Jo Mimi (en béninois “Le Rassemblement du Souffle”), menée par Etienne Roche, hier soir à l’HICAM de Montoison.

    Akpe Jo Mimi à l'HICAM de Montoison

  • Crest Jazz Vocal

    C’est un grand plaisir de pouvoir me produire avec Festen le 31 juillet cette année au festival Crest Jazz Vocal dans la Drôme, ma région natale. Nous avons déjà joué avec Festen dans le département en 2011 sur la Place de Cliousclat, puis en 2013 au Château de Grignan. Je garde aussi un souvenir unique de mon passage en solo au festival Saoû Chante Mozart en 2014 et des rendez-vous annuels au Théâtre du Bisse à Mirmande. Je suis toujours ravi de jouer devant mes proches et ma famille, dans un environnement accueillant et resplendissant par ses paysages et ses villages. Nous sommes très heureux de pouvoir présenter le quatrième album Inside Stanley Kubrick dans la Drôme cette année.

    Ayant grandi à Loriol-sur-Drôme, j’ai eu la chance d’assister à plusieurs concerts du festival Crest Jazz Vocal à chaque édition dès mon plus jeune âge. Parmi mes souvenirs d’adolescent, quelques moments marquants : Ray Charles, Diana Krall, Lucky Peterson, Lisa Ekdahl, Rabih Abou-Khalil, Erik Truffaz, Renaud Garcia-Fons, MC Solaar… C’est dans le cadre de ce festival que j’ai pu rencontrer Brad Mehldau et son trio. J’avais 16 ans et je connaissais sa musique depuis un an, grâce à la documentaliste du Lycée Emile Loubet de Valence. Cette année-là, je me rendais régulièrement à la médiathèque de Crest, et parmi le lot de disques je ramenais chaque fois un album différent du trio de Mehldau, qui se retrouvait rapidement dans mon baladeur et qui occupait mes trajets de bus quotidiens pour le lycée. Le jour de notre rencontre je connaissais donc déjà la plupart de ses albums par coeur, avec une préférence pour Places, je commençais à étudier sérieusement son jeu, j’enregistrais ses concerts filmés sur cassette VHS et me passais et repassais des passages en boucles en relevant son travail. Ce jour-là, je passai avec plaisir un après-midi avec le trio.

    Crest, c’est aussi la ville où je me suis perfectionné au piano avec Albert Millescamps à partir de 13 ans. Ce rituel de retrouver chaque semaine, au pied de la Tour de Crest, cet “ami de la poésie et des belles lettres, des sciences occultes et des arts divinatoires”, comme il aimait le dire, était une grande joie. J’aurai une pensée émue pour lui lors de notre concert.

    Accéder à la billeterie

    Roche Colombe, Drôme

  • Le ReBop au Studio de Meudon

    Les 8 et 9 avril nous étions au Studio de Meudon avec le ReBop pour enregistrer un nouvel album de morceaux composés par les membres du groupe mené par Raphaël Chevalier Duflot (batterie), avec Emmanuel Forster (contrebasse), Pablo Arias (sax alto), Arnaud Desprez (sax tenor), Gabriel Levasseur (trompette) et moi-même au piano. Ce fut un plaisir de retrouver cet endroit où nous avions enregistré l’album Parhélie en trio en 2011. Les deux pianos au choix dans ce studio sont exceptionnels, Steinway ou Fazioli de concert, et comme en 2011 je me suis tourné vers le premier, que je trouvais plus adapté à la musique de ce groupe et dont la mécanique a par ailleurs été récemment remise à neuf. Dans leur splendeur, les pianos Fazioli peuvent avoir un côté impérial et clinquant, ce qui nous avait convenu pour l’enregistrement de l’album Family Tree avec Festen au Studio Sextan en 2012.
    Julien Bassères, qui s’occupait du son, s’est amusé à enregistrer le Steinway sur 6 pistes : 3 micros Neumann U87 au dessus des cordes, deux micros à ruban Royer R-121 en dessous du piano et une cellule Yamahiko sous la table d’harmonie.
    Les conditions idéales réunies pour tous les musiciens et l’énergie constante du sextet nous ont amenés à enregistrer dix titres que nous avons hâte de partager. L’album devrait être mixé ces prochaines semaines et disponible autour de septembre.

    Piano au Studio de Meudon Arnaud Desprez, Pablo Arias et Gabriel Levasseur Raphaël Chevalier Duflot

  • D’autres photos prises lors de notre concert de boxe avec Festen le 5 avril à la Marbrerie à Montreuil. Photos © Jean Fabien. Voir toutes les photos.

    Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie

  • Avec Festen hier soir à La Marbrerie à Montreuil pour le Rixe Club.

    Rixe Club et Festen à La Marbrerie Rixe Club et Festen à La Marbrerie

  • Les répétitions ont repris pour le ReBop Sextet mené par Raphael Chevalier Duflot, dans le sous-sol de la rue Lafayette à Paris, en vue d’un enregistrement de deux jours au Studio de Meudon début avril.

    Le ReBop en répétition dans une cave de la rue Lafayette à Paris.Le ReBop en répétition dans une cave de la rue Lafayette à Paris.

  • Hier au Festival À Vaulx Jazz avec Festen.

    Dans le train pour Lyon Soundcheck avec Festen Festen au festival À Vaulx Jazz Festen au festival À Vaulx Jazz

  • Rixe Club

    Concert de boxe le vendredi 5 avril à La Marbrerie à Montreuil. 12 combattants et 6 combats d’exhibition pendant lesquels nous jouerons en live avec Festen.

    Rixe Club

  • Vallicelle, Toscane.

    Vallicelle, Pontedera, Toscane

  • Fonderia Ceccanti, Pontedera, Toscane.

    Fonderia Ceccanti, Pontedera, ToscaneFonderia Ceccanti, Pontedera, Toscane

  • Quelque part au dessus des Alpes. Quelque part au dessus des Alpes

  • Soundcheck au Palais des Arts à Vannes.

    Soundcheck avec Festen au Palais des Arts à Vannes.

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