De retour de deux concerts avec Festen aux festivals Jazz à Oloron et Montreux Jazz Festival en Suisse, les 29 juin et 1er juillet.

Vol Paris-Pau

Balance à la salle Jéliote à Oloron

Quelques photos du concert par Pierre-Emmanuel Michel, (pour consulter le reste des photos, cliquez ici) :

Festen au festival Jazz à Oloron

Damien Fleau et Oliver Degabriele au festival Jazz à Oloron

Maxime Fleau au festival Jazz à Oloron

Jean Kapsa au festival Jazz à Oloron

Festen, après le concert à Oloron

Dédicaces de Festen à Oloron

Une surprise après le concert, la mini rhumerie cachée dans l’arrière-scène de la salle Jéliote où nous jouions.

Rhumerie Oloron

Le lendemain matin, après quelques péripéties et un changement d’itinéraire dus à une annulation de vol, nous avons repris la route pour rejoindre Montreux. 

Vol Pau-Lyon

Maxime Fleau, Oliver Degabriele et Damien Fleau à la gare de Bellegarde

Partis à 10h, après un avion, trois trains, une voiture et une journée caniculaire, nous sommes arrivés vers 22h au bord d’un Lac Léman sublimé par un coucher de soleil voilé.

Lac Léman

Tout comme à Oloron, l’accueil fut chaleureux à Montreux. Un concert en deux sets, ou plutôt devrais-je dire deux concerts en un soir, étant donnée l’énergie dépensée dans les deux parties, sur la Scène de la Coupole du Fairmont Montreux Palace, sous une chaleur lourde et humide qui laissait déjà entrevoir la possibilité d’une tempête. 

Festen sur la scène de la Coupole à Montreux

Une première tempête musicale sur scène donc, dont nous sortîmes trempés de sueur, puis une deuxième tempête, climatique celle-ci, qui se déclencha peu après le concert. Autour de 23h nous dînâmes tous les quatre au milieu de la foule, assis sur les quais, les pieds presque dans l’eau du lac, et les regards tournés vers ces flashs d’éclairs qui illuminaient magnifiquement à 360 degrés le paysage sombre qui se présentait. Je plaisantai avec Maxime en essayant de prédire le temps qu’il faudrait à l’orage pour arriver sur Montreux. Notre estimation tournait autour de trois quart d’heure, ce qui en outre nous laissait le temps de réfléchir à un dessert. Mais les faits allaient nous montrer tout autre chose. Cinq minutes plus tard, sorti de nulle part, un vent terrible souffla un mélange de poussière, d’épines de pin et de pluie. Les nuages, que nous pensions accrochés aux montagnes plongeant dans le lac, se retrouvèrent au dessus de nos têtes. Nous nous réfugiâmes promptement au Belvédère, un bar privé sous une grande tente accolée à la scène où nous avions joué et où l’organisation du festival nous avait convié après le concert. Ici, Ariel Wizman était aux platines alors que la tempête battait son plein, les fuites d’eau au milieu des tables se transformèrent en cascades, des dizaines de seaux éparpillés partout, la tonnelle tremblait. Un membre de l’organisation nous raconta que beaucoup de marins étaient surpris par ces accès de tempête sur un Lac Léman pourtant bien calme à l’habitude. Les vents engendrés par ce relief particulier de ce coin de la Suisse sont souvent incompréhensibles, et les règles de navigation en mer ne sont pas applicables. Les bateaux chavirent.